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Le fil de fer barbelé: à bannir!
(13|11|08)  Le fil de fer barbelé est extrêmement dangereux pour les animaux de rente et les animaux sauvages. Il faut de ce fait en interdire l’emploi pour clôturer les prairies selon la Protection Suisse des Animaux PSA et «RevierJagd Schweiz». Des systèmes d’enclos pratiques, respectueux des animaux et bon marché, sont disponibles. La PSA appuie son exigence en adressant une pétition en ligne à l’OVF et aux sociétés commercialisant des clôtures en fil de fer barbelé.

Lorsqu’en 1873, Josef Glidden et Jacob Haish firent breveter leur invention en Illinois, ils étaient persuadés d'avoir conçu le système de clôture idéal pour le bétail: le fil de fer barbelé. Mais ce système a par la suite prouvé qu’il pouvait être un piège perfide pour les hommes et les animaux.

En fait, le but d'une clôture pour le bétail est d’empêcher les animaux de rente de s’échap- per du pâturage et de les protéger contre des dangers extérieurs. Mais la clôture en fil de fer barbelé ne remplit pas ces exigences car le danger de blessures dues aux longues épines métalliques acérées est grand pour les animaux au pâturage mais surtout pour les oiseaux de proie et les animaux sauvages. Lors de la conférence de presse tenue aujourd'hui jeudi à Berne, des représentants de la Protection Suisse des Animaux PSA ont montré des photos d’affreuses blessures provoquées par des barbelés. Souvent, les chevreuils, les cerfs et les chamois parviennent encore à se libérer de telles clôtures et à s'enfuir, gravement blessés, pour finalement mourir plus loin dans d'atroces souffrances. Quant aux vaches, elles peuvent rester accrochées aux fils par leurs trayons sensibles, ce qui peut provoquer des blessures difficiles à guérir.

Les filets à moutons sont des pièges mortels
Les clôtures en treillis noué et les clôtures dites à moutons sont également dangereuses pour les chevreuils, les cerfs et les chamois car ces animaux peuvent s'y emmêler comme dans un filet sans plus parvenir à s’en dépêtrer. La lutte de l’animal contre la mort peut durer des heures voire des jours jusqu'à ce qu’il périsse de soif, de faim ou d'asphyxie. Mais les moutons et les chèvres peuvent aussi rester prisonniers des filets à moutons. Ces dispositifs mettent en outre en péril la vie des petits animaux sauvages tels les hérissons ou les amphibiens qui tentent de passer sous la clôture. La situation est pire encore lorsque ces dispositifs sont électrifiés.

Des reliques du temps passé
«Il n'y a pas de raison valable de continuer à utiliser ces cruels pièges à animaux», a lâché Peter Schlup, expert en animaux sauvages pour la PSA, devant les médias. Il existe en effet des alternatives adéquates sur le marché et elles ont prouvé leur bien-fondé depuis des années déjà dans la pratique. Hanspeter Stahlie, détenteur de moutons, a présenté un tel système de clôture directement sur place.

Certes, la nouvelle ordonnance sur la protection des animaux interdit les clôtures en fil de fer barbelé pour la détention de lamas et d'alpacas, ainsi que pour celle des chevaux (délai transitoire de deux ans), mais ces dernières restent autorisées sans restriction pour les autres animaux au pâturage. «La PSA n'acceptera pas cette inconséquence du Conseil fédéral», a expliqué le directeur de la PSA, Hansuli Huber. Dans ce domaine, les protecteurs des animaux reçoivent le soutien des chasseurs au travers de l'association «RevierJagd Schweiz». Ensemble, les deux organisations entendent publier un aide- mémoire sur les systèmes de clôture respectueux des animaux et apporter leur aide aux paysans adoptant les dispositifs novateurs.

Pétition pour une interdiction du fil de fer barbelé
Dans le même temps, la PSA lance une pétition en ligne exigeant de l'Office vétérinaire fédéral (OVF) une interdiction générale du fil de fer barbelé et incitant deux grandes maisons qui commercialisent toujours des clôtures en fil de fer barbelé dans toute la Suisse à exclure ce produit de leur assortiment.

l  La pétition en ligne sous >> www.tierschutz.com/kampagnen/stacheldraht


Pour toute question:
Protection Suisse des Animaux PSA; Siège, tél. 061 365 99 99