La PSA estime que le projet préparé par l'Office
fédéral de l'environnement (OFEV) pour la révision de l'ordonnance sur la chasse et la
protection des mammifères et des oiseaux (OChP) se fonde sur une conception surannée de
la nature. Dans une optique axée exclusivement sur la chasse et l'agriculture, il sépare
en effet les animaux en espèces "utiles" et "nuisibles". La mise en
uvre du projet scellerait - sous l'angle de la protection des animaux - un statu quo
déjà problématique et empêcherait pendant des années l'avènement d'une gestion
écologiquement pertinente, par ailleurs défendable au plan de l'éthique animale, des
espèces pouvant être chassées.
Période minimale de protection pour tous les animaux
La PSA exige maintenant de nettes améliorations du projet en lançant une pétition à
l'attention de la conseillère fédérale Doris Leuthard. En sus de la reprise dans l'OChP
d'un article de portée générale sur la protection des animaux, la pétition demande une
période minimale de protection pour tous les animaux sauvages pendant l'élevage des
jeunes. Cette période de protection doit également s'appliquer aux espèces non
indigènes comme le raton laveur et la martre. La PSA ne comprend absolument pas la
proposition de l'OFEV d'octroyer aux cantons le droit d'abattre de grands prédateurs
comme le loup, et ce uniquement sous prétexte qu'ils dévorent, suivant d'ailleurs en
cela leur nature, des animaux qui, dès lors, ne seront plus des captures pour les
chasseurs.
Une autre exigence cruciale de la pétition de la PSA concerne la chasse au terrier.
Voilà bien une pratique cruelle qui, selon les résultats d'une enquête réalisée
auprès de plus de 70% de la population suisse, doit être interdite au niveau de la
Confédération. Et pour préserver les animaux sauva-ges dans la forêt, il faut
également restreindre la chasse en mouvement et promouvoir en lieu et place la chasse à
l'affût, qui ménage bien plus les animaux
Imposer des obligations aux chasseurs
Par sa pétition, la PSA veut aussi que les chassseurs assument davantage leurs
responsabilités. Ainsi, à titre de condition d'octroi d'un permis de chasse, il s'agit
d'introduire une obligation annuelle de tir. Les distances maximales de tir (balles: 150
m., grenaille: 30 m.) doivent faire l'objet d'une réglementation fédérale. En ce qui
concerne les tirs manqués et les recherches subséquentes des animaux touchés, la PSA
exige une obligation d'annonce ainsi que la tenue d'une statistique de la chasse que le
public puisse consulter.
La récolte des signatures pour la pétition de la PSA a déjà commencé sur:
> www.protection-animaux.com/petition_chasse
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